![]() |
|
Accueil > Histoire > Le rôle de la meulière
LE RÔLE DE LA MEULIÈRE Il faut remonter au tertiaire et au quaternaire pour trouver une longue période de sédimentation tantôt lacustre, tantôt marin, qui a permis le dépôt de meulière, de calcaire, de travertins d’argile verte et de sable silicieux. Cette époque a été suivie d’une longue érosion qui a donné le plateau de brie. Le calcaire ainsi formé est très souvent surmonté d’une couche de meulière caverneuse, utilisée dans la construction de maison et dont les pouvoirs d’isolation ont très longtemps contribués à réguler les températures intérieures / extérieures avant l’apparition de nos constructions modernes. La couche inférieure beaucoup plus dense a été utilisée pour la fabrication des meules à moudre le grain. C’est ainsi que la ville de la Ferté sous Jouarre, à seulement quelques kilomètres de Meaux était un très grand centre d’exploitation. ![]() Ces entreprises comptaient plus de 800 personnes qui travaillaient de la carrière d’exploitation jusqu’à l’expédition de ces meules finies et dont la renommée mondiale les exportait vers l’Angleterre et l’Amérique septentrionale. Les meules de La Ferté sous Jouarre passaient pour être les meilleures d’Europe. Le métier d’ouvrier meulier était l’un des plus malsains du monde. Les carrières de meulières étaient à ciel ouvert dans la plupart des cas, et les pierres étaient extraites à l’aide de marteaux, de masses et de barres à mines. L’atmosphère était imprégniée de poussière de pierre meulière qui ne laissait à la plupart des ouvriers pas plus d’une vingtaine d’années d’activité avant qu'une phtisie galopante ne les emporta. Les ouvriers buvaient beaucoup d’alcool et surtout du mauvais ce qui n’arrangeait rien. Une fois la pierre extraite, les travaux étaient faits sur place, la pierre était fendue et cassée selon le sens de la faille reconnue dans le banc. La pierre était ensuite " dressée " à l’aide d’un marteau à pointe. Ensuite les meules étaient cerclées de fer, puis dressées pour les rendre aussi planes que possible. ![]() L’entretien de sillons des meules était fait soit par le meunier lui-même, soit par un rhabilleur.
Au début du siècle dernier, dans la région, il existait 250 moulins à vent, sans compter les moulins à eau. Si vous avez des questions où des documents à apporter à ces passionnés, vous pouvez les contacter : |